Psychonutrition | nutritional psychiatry

Nb : Les renseignements de cette page sont fournis à titre informatif uniquement. Ils ne constituent pas un avis médical et ne remplacent pas une consultation avec un médecin ou un psychiatre. Renseignez-vous sur les effets et les effets secondaires des compléments alimentaires / nutraceuticals abordés ci-dessous et parlez-en avec votre médecin ou votre psychiatre. Par exemple, si vous décidez de prendre des compléments alimentaires, il est nécessaire de vérifier, à l’aide d’un bilan sanguin préalable, l’existence réelle de carences.

Image: Unsplash

Une bonne approche de la santé mentale tient compte de l’ensemble des facteurs impactant celle-ci. Les nutriments en font partie.

C’est la raison pour laquelle j’actualise mon savoir aussi dans ce domaine et travaille en partenariat avec un psychiatre et des médecins qui se forment dans ces domaines.

Dans l’idéal, toute prise de complément alimentaire sera précédée par un bilan sanguin pour connaître vos carences, ce qui permet de lutter contre ces dernières de manière ciblée, méthodique. Mais gardez à l’esprit que certains tests sont non seulement onéreux, mais aussi peu fiables. Comprendre les symptômes provoqués par certaines carences peut être indispensable, pour pouvoir évaluer son état avant et après un changement alimentaire ou une prise de compléments alimentaires.

Les liens entre alimentation/nutrition et certains troubles sont de mieux en mieux étudiés.

Mieux manger peut améliorer votre santé mentale, votre bien-être psychique et votre sommeil.

Quelques idées en vrac

Avant tout, il faut insister sur le fait qu’améliorer sa santé mentale à travers la nutrition, est dans l’idéal fait de manière holistique: revoir globalement son alimentation, voir l’hygiène de vie dans l’ensemble, donc aussi le sommeil (qualité et quantité, est-ce que vous faites des rêves ? Comment sont-ils ?), l’activité physique.

Obtenir les nutriments de l’alimentation serait à privilégier aussi, car souvent ils ne sont efficaces qu’en conjonction avec d’autres vitamines, minéraux.

Le champ de la (psycho)nutrition est assez complexe.

Mais nous savons aussi que même l’alimentation bio, qu’il faudrait privilégier tout de même pour des raisons de moindre toxicité (cf. les études sur les métaux lourds, xénoestrogènes etc. trouvé dans l’alimentation non bio) et des raisons éthiques, ne contient souvent pas des vitamines, minéraux etc. en quantité suffisante pour une personne carencée. Et une carence est vite arrivée : avez-vous des allergies ? des infections (rhume etc.) fréquentes ? Beaucoup de stress? Pour différentes raisons, le corps peut avoir du mal à absorber des nutriments, ou utiliser certains en grand quantité pour lutter contre des microbes (par exemple le zinc).

La qualité des sols est en cause, mais aussi nos vies stressantes (cf. « vitamin burn rate » plus élevée de personnes stressées, souffrant d’inflammation etc.). D’ailleurs le burnout est réputé avoir aussi des origines carentielles, cf. par exemple le livre de Kyra Hoffmann pour ceux qui lisent l’allemand.

Selon le cas, voici quelques vitamines, minéraux ou autre nutriment qui méritent votre intérêt (source: cf. bibliographie ci-dessous)

Anxiété, attaques de panique, dépression: tryptophane (acide aminé), vitamine D3, magnésium

Troubles du sommeil (endormissement): tryptophane (précurseur de la sérotonine et donc de la mélatonine, mais il faut, pour que cette transformation se fasse, également de la vitamine B6 et du zinc). Les taux de zinc sont souvent trop bas : le corps en utilise pour lutter contre les maladies, faire un travail de réparation cellulaire etc. Le zinc améliorerait même l’efficacité de certains antidépresseurs (Dr. Strunz, 2017, cite l’étude faite avec l’imipramine).

Très bon livre sur le sommeil Think Less, Sleep More: From Panic & Perfectionism to Stress-free Sleep de Stephanie Romiszewski 

Si vous prenez des anti-dépresseurs: il ne faut pas prendre de la tryptophan.

D’autres vitamines etc. nécessaires pour que le corps puisse fabriquer du tryptophane : folate, B3, B6, fer, cuivre.

Donc si vous avez des soucis d’intestin et des difficultés d’absorption, cela peut contribuer, à long terme, à la dépression.

Également bon pour le cerveau: oméga 3, B12, les acides aminés en général sont très importants (protéines).

Il faut garder à l’esprit aussi que corps et psychisme s’influencent mutuellement dans les deux sens: des personnes anxieux, irritables développent plus souvent des problèmes intestinaux (Strunz, 2017), un cercle vicieux s’installe.

Je vous conseille de mettre des filtres anti-lumière bleue sur l’ensemble de vos écrans (par exemple f.lux sur votre ordinateur, il en existent aussi des versions gratuites pour le téléphone portable, par ex. blue light filter).

Mais avant tout, mon premier conseil à vous c’est de prendre vous-même la responsabilité pour ces aspects et de développer des connaissances dans ces domaines. Un médecin est un partenaire souvent indispensable, mais la responsabilité de votre bien-être doit rester chez vous, c’est quelque chose qu’on ne devrait pas totalement externaliser pour des raisons de qualité.

Pour les femmes sous pilule contraceptive: Selon le Dr Strunz (2017), la contraception hormonale ferait baisser la testostérone. Une testostérone basse chez la femme a un certain nombre de conséquences problématiques: fatigue, manque d’élan, manque de motivation, manque de confiance en soi, une peau qui perd sa souplesse, etc. (changez de médecin s’il vous dit que vous n’avez pas besoin de testostérone, puisque vous êtes une femme).

Si vous avez souffert d’épuisement professionnel / burnout, renseignez vous sur la fonction des glandes surrénales (et comment en prendre soin): c’est là que sont produits un grand nombre d’hormones essentiels pour votre élan, votre capacité de travail, de concentration…

Idéalement, prenez l’habitude de rajouter quelques activités qui font baisser le stress, de manière régulière, même dix minutes par jour : méditation, yoga, marche, cyclisme, course à pied, etc.

Conclusion: vous n’avez qu’une vie, faites de votre santé une priorité. Dans tous les cas, même le peu que vous ferez sera mieux que rien.

Compléments alimentaires relaxants ou énergisants

Ci-dessous un extrait de « Trauma Competency – A Clinician’s Guide » de Linda Curran. Dans cet ouvrage, Curran dit:

« This author has always subscribed to the ‘better life through chemistry’ dictum, but Big Pharma doesn’t own chemistry. Below is a list of vitamins and supplements that alternative/complementary physicians commonly recommend. The idea is to treat the arousal symptoms initially, and then move to address the depressive symptoms. » N.b. si vous prenez un antidépresseur, évitez la tryptophane. Renseignez-vous auprès d’un médecin formé avant de prendre des compléments alimentaires.

p. 141 du livre de Linda Curran

Livres que Curran recommande:

« For further information the reader is referred to:

COMPLEMENTARY AND ALTERNATIVE MEDICINE AND PSYCHIATRY

The book is written from the perspective of clinicians who practice in both traditional and alternative medicine. The book covers the major areas in CAM, including herbal medicine and nutrients, acupuncture, meditative therapies, and yoga. It provides the most important and up-to-date scientific data, along with controversies that exist in the field.

TO OBTAIN MATERIALS:

Complementary and Alternative Medicine and Psychiatry by Philip R. Muskin, published by American Psychiatric Pub, 2000

NATURAL MEDICATIONS FOR PSYCHIATRIC DISORDERS

Updated for its second edition, this book is the only reference to focus exclusively on natural medications in psychiatry. Eminent psychiatrists from the Massachusetts General Hospital and other leading institutions examine current scientific and clinical data on the applications, effectiveness, and safety of natural psychotropics and acupuncture. Quick- reference tabular appendices list indications, contraindications, dosages, combinations, and drug-drug interactions for each remedy. This edition includes brand-new chapters on acupuncture, homeopathy, and therapies for substance dependence and weight management. The chapter on polypharmacy and side effect management addresses the growing issue of drug- drug interactions. New introductory chapters discuss complementary and alternative medicine in society and examine research limitations and quality assurance issues.

TO OBTAIN MATERIALS:

Natural Medications for Psychiatric Disorders: Considering the Alternatives by David Mischoulon, Jerrold F. Rosenbaum, published by Lippincott, Williams, and Wilkins, 2008″

Sur la chaine youtube du Dr. Leslie Korn:

Models of Integrative & Nutritional Approaches for the Treatment of Trauma

Dans une autre video de sa chaîne youtube:


TDAH: lifestyle et nutraceuticals

Que dit la recherche récente?

El-Zayed et al. ont publié la recherche « Rôle des vitamines et des nutriments dans la prise en charge du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) » (le titre anglais: Role of Vitamins and Nutrients in the Management
of Attention-Deficit Hyperactivity Disorder (ADHD
),
2025)

Voici un extrait:

  • Plusieurs études ont montré que des habitudes alimentaires malsaines étaient positivement corrélées au TDAH, tandis que des habitudes alimentaires saines présentaient une corrélation négative.
  • De plus, il existe une association potentielle entre le TDAH et des carences en certains nutriments, notamment le magnésium, le fer, le zinc, les acides gras polyinsaturés et la vitamine D.

Le ferritine ressort comme particulièrement important, puisqu’il est co-facteur de la dopamine, cf. les paragraphes ci-après.

Voir aussi: Beyond Genes: Leveraging Sleep, Exercise, and Nutrition to Improve ADHD (Additude)

Le magnésium et les autres minéraux

En ce qui concerne le magnesium, il est considéré comme très difficilement absorbable. Mes patients me disent qu’ils font des cures, mais quand je demande s’ils voient une différence? On me répond que non. Et ce alors qu’elles savent en général quelles types de magnesium il faut prendre (selon les recommandations actuelles en tout cas…), les magnesium chelated, le magnesium –bisglycinate, – taurate -malatethréonate -orotate et tralala. Vu le peu qu’on absorbe quoi qu’il arrive, c’est la quantité qui compte plus que la forme (selon le Dr Helena Orfanos). Moi personnellement j’étais revenue au magnesium citrate.

En tout cas avant de complètement changer de stratégie et de prendre des formes solubles dans l’eau et en complexe (en association avec d’autres minéraux et sels): depuis je vois une différence sur mon niveau d’énergie et la qualité de mon sommeil. Il semblerait que pour les minéraux c’est encore plus important de prendre des compléments en « complexe » donc une association de différents minéraux pour une meilleure absorption.

Je ne peux que parler pour moi même et il appartient à chacun de se renseigner, de faire les bilans sanguins nécessaires et de se faire accompagner pour la nutrition par un médecin. Si quelqu’un veut mon retour d’expérience personnel: J’ai fait de bonnes expériences avec Eletrolyte Pur de RAAB et Madena Basencitrate Pur.

Pour une application cutané: Par exemple via le huile de magnesium, il y en a de nombreux, inutile de prendre les plus onéreux, ce n’est pas quelque chose de complexe a produire. Voici celui de BetterYou. Pour le bain, par exemple les Sels d’Epsom d’Anae, en magasin bio. Cf. aussi: Dr Sarah Myhill / Transdermal micronutritients

En ce qui concerne l’ensemble des informations sur cette page, je rappelle qu’il s’agit d’un simple retour d’expérience personnel qui n’engage que moi, il ne s’agit en aucun cas d’un conseil médical. Prenez conseil auprès d’un médecin.

Les oméga 3

Concernant les oméga 3, on peut trouver des taux plus faibles d’omega 3 chez les personnes avec un TDAH et une amélioration des symptômes avec une prise d’oméga 3. Cela dépend du type de symptômes (meilleure amélioration en ce qui concerne l’attention) et aussi de la durée (à peu près la moitié des participants de l’étude avaient une amélioration au bout de 6 mois) (cf. consensus).

Les oméga 3 sont bénéfiques dans de nombreuses cas y compris le fonctionnement cognitif (cf. consensus), et en ce qui me concerne, j’ai fait personnellement longtemps un tour autour à part une bouteille de Norsan de temps en temps (sans effet), vu le prix des compléments.

Si vous trouvez une oméga 3 avec laquelle vous sentez un effet à un prix et dans un délai raisonnables: très bien. Sinon: il semblerait que la plupart des oméga 3 seraient difficiles à métaboliser par la plupart des humains, soit à cause de la qualité du huile de poisson utilisé, soir à cause de celle des autres huiles (d’olive en général) qu’on y ajoute. Les capsules seraient à écarter (en général rance), et même pour celles en bouteille, la plupart ne seraient plus métabolisées par le corps humain, trop fragilisé dans de nombreux cas par rapport au métabolisme. Une avec laquelle j’ai fait de bonnes expériences: Eqology Q10 (cliquer sur le bouton no test, puis cocher ‘produit unique’: 87€ quand même sans abonnement). C’est la plus onéreuse du marché: j’ai mis 2 années à accepter de l’essayer, mais elle serait une des rares encore assimilées. Le Q10 aurait des bénéfices supplémentaires pour les personnes avec un TDAH, et une Q10 de qualité est onéreuse aussi, ça le rend un peu plus acceptable.

La vitamin D

Selon mon médecin nutritionniste, il faut éviter les ampoules de la pharmacie, une grande quantité de vitamine D, pris une fois par mois ou de temps en temps: la vitamine D n’est pas assimilée dans ces conditions. Prenez soit Zyma-D en pharmacie soit un équivalent en ligne et prenez une plus petite quantité plus régulièrement: voir avec votre médecin. Vérifiez régulièrement avec un bilan sanguin que vous êtes encore dans la fourchette normale avec le taux de vitamine D.

Article sur la PEA, le magnesium, la vitamin C etc. pour les personnes avec un TDAH: « PEA is a trace amino acid that acts as a neuromodulator in the dopaminergic system and can stimulate the release dopamine and serotonin. » (source: Dr Bryce Johnson)

L’iode, la tyroide, la myélination (et le lien avec le TDAH)

Je pense qu’on verra, dans le futur, davantage d’intérêt porté aussi au iode dans la recherche sur et l’accompagnement de personnes avec un TDAH. Le iode est également souvent carencé (cf. Dr Helena Orfanos ci-dessous et L. Farrow, Dr Brownstein) et est important pour la myélination (essentielle pour le bon fonctionnement de nombreux fibres nerveuses). L’iode est important aussi pour le bon fonctionnement de la thyroïde, qui est, à son tour, important pour le bon fonctionnement du cerveau, notamment en ce qui concerne la cognition, la neurotransmission et l’humeur (cf. consensus). Une myélination déficient a été cité comme facteur contribuant aux TDAH (cf. Dr Lotta Borg Skoberg, dans son livre sur le TDAH chez les filles et les femmes, p. 54 de l’édition allemande). Sources sur le lien entre le fonctionnement de la tyroide et la myélination: consensus.

Cf. aussi: Le livre de Lynne Farrow La crise de l’iode – L’impact sur notre santé – Tous carencés ? ou Dr. David Brownstein

Zinc, SAM-e, Saffron

[à finaliser] A connaître sinon:

  • SAM-e: (sensible à la lumière, doit être en ‘full blister’) je mets juste cette étude pour l’instant S-Adenosyl Methionine and Transmethylation Pathways in Neuropsychiatric Diseases Throughout Life
  • Safran – semble être bénéfique, mais je ne peux me prononcer sur la qualité des études existantes à ce stade sur le safran. (Voir New horizons for the study of saffron (Crocus sativus L.) and its active ingredients in the management of neurological and psychiatric disorders: A systematic review of clinical evidence and mechanisms 2024)
  • Zinc: également impliqué dans la production de la dopamine (comme le ferritine) et souvent carencé ET les carences sont parfois longues et difficiles à corriger (cf. stress -> ‘vitamin burn rate’). Si vous prenez des compléments: faites des prises de sang régulièrement pour vérifier que le taux s’améliore réelement, ajustez le dosage en fonction ou prenez différentes formes de zinc plusieurs fois par jour. Voir Talebi et al (2021) et Lepping et al (2010). Article Psychiatry Redefined:
    • (…) these findings suggest that zinc is not merely correlated with depression; it can be a driver of improvement. In fact, the consistency of these findings has led some researchers to propose zinc as a biomarker of major depressive disorder—the lower the zinc, the more likely the depression. (Bottom Line: A Small Intervention With Big Potential. Zinc won’t fix every case of depression—but the evidence is clear: it plays a foundational role in mood regulation, neuroplasticity, neurotransmitter balance, and medication response. It is inexpensive, accessible, and far less appreciated than it should be.

Inflammation, approche globale et médecine fonctionnelle

La médecine fonctionnelle n’a pas vocation à remplacer la médecine conventionnelle dans le cadre de la prise en charge du TDAH, mais elle peut apporter un regard complémentaire utile dans de nombreux cas.

J’ai posé la question de la relation entre inflammation et TDAH et les causes, le stress (en anglais) à consensus.app: Voici la réponse (traduite par perplexity.ai): L’inflammation semble jouer un rôle chez certains patients atteints de TDAH, mais les données ne montrent pas que le TDAH soit uniformément un trouble inflammatoire. Le stress est l’un des facteurs les mieux étayés contribuant à l’activité inflammatoire dans le TDAH ; toutefois, le tableau global est multifactoriel, impliquant des expositions précoces, des comorbidités immunitaires (nb. hashimoto, allergies etc.), le stress oxydatif, des facteurs génétiques et le mode de vie.

Bottom line: on ne prend pas un complément alimentaire pour le TDAH, on repense sa santé physique et mentale de manière globale, en luttant par exemple contre l’inflammation (pour ceux qui sont concernés), les carences etc.

C’est ici que peut intervenir la médecine fonctionnelle (functional medecine en anglais), en structurant ces axes complémentaires à la médecine conventionnelle, qui comprend aussi le sommeil, l’activité physique, la réduction du stress, la réduction des toxines etc.

Le Dr Mark Hyman a quelques articles de blog et un certain nombre de livres de bon sens. Je précise que sur son blog il fait un certain nombre d’affirmations ‘provocatrices’ comme celles que le TDAH « n’est pas un trouble psychiatrique » dans Rethinking ADHD: Root Causes, Real Healing, and the Power of Functional Medicine: à prendre avec un grain de sel toutes ces affirmations bien sûr, mais certaines idées sur l’alimentation etc. peuvent être utiles. Vous trouverez de nombreux médecins auteurs actifs dans le domaine de la médecine fonctionnelle. Par ex. Dr Hyman Insta Inflammation et Dr Daniel Amen Insta Inflammation

Que dit la recherche sur l’apport de la médecine complémentaire et intégrative dans la gestion du TDAH?

Cf. Complementary and Integrative Treatments for Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder in Youth, extrait:

  • Omega-3 supplementation, dietary restriction of artificial food coloring, meditation, yoga, physical activity, and sleep hygiene can be considered reasonable adjunctive treatments.
  • If used as the sole treatment, most of (the complementary and integrative strategies) risk delaying more effective treatment.

Sur l’importance de l‘activité physique dans le TDAH

20 à 30 minutes de marche soutenue par jour – donc marcher comme si vous étiez en retard, pas flâner – peuvent être très bien déjà dans de nombreux cas. Voir aussi:

L’approche US-américaine du Dr Daniel Amen

Le livre du Dr Daniel Amen ne fait peut-être pas consensus, mais il peut néanmoins contenir quelques idées, si certains médicaments ne fonctionnent pas bien pour vous. Les informations sur cette page ne constituent en aucun cas un conseil médical, et ne sont communiqués qu’à titre d’information. Renseignez-vous sur bénéfices et effets secondaires / interactions de ces compléments ou échangez-en avec votre médecin. Par ailleurs, concernant les symptômes de base du TDAH (attention etc.) il est peu probable que vous aurez un effet comparable à celui des stimulants avec un complément alimentaire, quel qu’il soit. Certains s’en sortent pas trop mal avec une association de plusieurs, si leurs symptômes ne sont pas trop massifs.

Extrait du livre du Dr Daniel Amen:

nb: L’extrait a été modifié (boîtes rajouté).

TDAH, ferritine et L-tyrosine et d’autres compléments (DL-PL, DMEA, PEA etc.)

En outre, il ne faut pas oublier que le fer est un cofacteur essentiel à la synthèse de la dopamine. Un taux de ferritine suffisant est donc nécessaire afin d’exclure qu’une partie du problème soit liée à une carence (cf. ci-dessous).
Concernant la L-tyrosine, selon l’ouvrage de Krause et Krause, un apport complémentaire entraînerait rarement une amélioration, bien qu’elle soit également un précurseur de la dopamine. De même pour la DL-PL à trois mois, peu d’effets.

D’autres compléments qui sont évoqués dans différents sources comme pouvant être bénéfiques aux personnes avec un TDAH:

  • DMEA
  • PEA (PEA increased dopamine turnouver: Lama et al 2022). Et: 2-Phenethylamine (PEA) is an endogenous natural monoamine alkaloid that has stimulant effects that lead to the release of neurotransmitters, including dopamine and serotonin Lee et al 2020.

Ferritine

En attendant d’avoir le temps de traduire cette slide, je la mets en allemand ici:

Source: Dr. med Monika Ridinger, video « Körperliche Symptome – Ausgelöst durch ADHS« , min. 58:00 env.

Dernière ligne de cette slide: On trouverait, chez les personne avec un TDAH, pour des raisons génétiques, une difficulté à absorber et métaboliser le fer.

Ce qui fait du taux de ferritine un facteur important à surveiller et à optimiser de mon point de vue, puisque le fer est co-facteur de la dopamine et important dans de nombreux processus dans le corps (thyroïde etc.: de nombreux personnes avec un TDAH ont aussi hashimoto). Avoir un taux de ferritine optimisé améliore aussi l’efficacité des stimulants, ce qui peux réduire le risque d’avoir des effets secondaires.


Comment prendre des compléments de fer?

L’absorption de complément de fer est moindre si les compléments sont pris quotidiennement ou plusieurs fois par jour. Un rythme permettant une meilleure absorption: un jour sur deux. Voici les études:

  • Iron absorption from oral iron supplements given on consecutive versus alternate days and as single morning doses versus twice-daily split dosing in iron-depleted women (Nicole U Stoffel et al, 2017, The Lancet Hematology):
  • « In iron-depleted women, providing iron supplements daily as divided doses increases serum hepcidin and reduces iron absorption. Providing iron supplements on alternate days and in single doses optimises iron absorption and might be a preferable dosing regimen. » See pdf below (scroll down for 2020 follow up study).

Ce qui favorise l’absorption (à associer donc): vitamin C / acidité, bétacarotène (salade de carotte, poivrons, tomates, betterave etc.). Donc jus d’orange, jus de citron, des compléments de vitamine C etc.

Ce qui diminue l’absorption (à éviter 2h avant et après un repas riche en fer): café, thé (noir et vert), compléments avec minéraux (calcium etc.), tout ce qui contient oxalate et phytate (tout ce qui contient des céréales pour le phytate: pain, pâtes etc.), phytophénols (?): chocolat

L’absorption du fer « non-heme »(source végétales, souvent les compléments) est nettement plus faible que celle du fer « heme » (source animale). Les aliments avec du fer « heme » favoriseraient aussi l’absorption du fer « non-heme » (à associer donc). Seul l’absorption du fer « non-heme » (source végétale) serait vulnérable par rapport au thé etc. (cf liste ci-dessus).

Beaucoup de mes patient(e)s sont comme moi, (fléxi-)véganes, mais sachez-le, aucune chance de corriger une carence en ferritine en « mangeant plus de lentilles » comme je l’entends parfois. Les aliments légumineuses en contiennent trop peu et leur fer est très peu absorbable: vous perdrez juste du temps avant de faire autre chose.


What are symptoms of iron deficiency?

Iron deficiency is the most prevalent nutritional deficiency worldwide. Low levels of serum ferritin could affect the thyroid gland and its functioning (Garofalo et al, 2023).  The thyroid needs a lot of ferritin, therefore your thyroid will be sluggish with too little ferritin. There is a wide range of symptoms involved with low iron / ferritin or low thyroid output, lack of energy is at the forefront, but also depression or anxiety-like symptoms (lethargy, nervousness etc.).

Many of the symptoms of iron deficiency without anemia are “nonspecific and vague,” which can make them easy to disregard.

Symptoms can include (but are not limited to):

Source: Yale Medecine (adapted) Nb. it seems restless leg improves from 50ng/ml onwards.

How much ferritin is healthy and sufficient for women?

I have looked at different international sources to find answers, here is what I found: One study from 2023, titled « Sex, lies, and iron deficiency: a call to change ferritin reference ranges » concludes: « several lines of evidence suggest the body physiologic ferritin « cutoff » is 50  ng/mL.

I’ve asked consensus.app to recap the research, here is what it finds: « Overall, the evidence shows that in women, ferritin levels around 45–50 ng/mL already indicate early iron deficiency by multiple physiologic criteria. The traditional “normal” threshold of 15–30 ng/mL misses many iron‑deficient women, and several studies show red‑cell or regulatory changes emerging in the 50–60+ ng/mL range, supporting the view that an “ideal” or clearly safe ferritin level is higher than 30 ng/mL »

Dr Ulrich Strunz, a popular German functional medicine doctor, finds 60 ng/ml is healthy for women, see pdf (in German) below.

Dr. med. Helena Orfanos-Boeckel writes in her German-language book « Nährstofftherapie » (2020): « Ferritin should be at least 70 ng/ml in women, in particular young women, nicer are 100-150ng/ml, in particular if one had advanced course in physical education (intensive sports training in school) in the « Abitur » as a way of saying: people who practice(d) sport intensively (p. 204). Anything under 70 ng/ml is deficiency. The (« normal ») reference ranges of the laboratories are irritating and similar to what we see with vitamin D, iodine, selenium etc.: they reflect a relative deficiency of the overall population. » In her later book « Nährstofftherapie – Praxisleitfaden » (2024), she writes: therapeutic goal for women is 70-200ng/ml.

Please have a look at the growing body of evidence.

Trauma-informed practice

Bibliographie

Dr. Ulrich Strunz : « Neue Wege der Heilung » 2017

Dr. Ulrich Strunz :  « Strategien der Selbstheilung » 2016

Kyra Hoffmann « Der Burnout-Irrtum: Ausgebrannt durch Vitalstoffmangel » 2016

8 Nutrient Deficiencies Linked to Mood Imbalances :

https://www.amymyersmd.com/2018/08/nutrient-deficiencies-linked-to-mood/

Can what we eat affect how we feel?

https://www.nytimes.com/2019/03/28/well/eat/food-mood-depression-anxiety-nutrition-psychiatry.html

Nutritional psychiatry: Your brain on food

https://www.health.harvard.edu/blog/nutritional-psychiatry-your-brain-on-food-201511168626

Nutritional Psychiatry: Where to Next?    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5360575/

Illustrations: World Journal of Gastroenterology; Laura Heartlines


How much ferritin? source: Dr Ulrich Strunz

page 84 : women >60 ng/ml ferritin



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