Biomécanique équine | Cas difficiles: le cheval qui avance trop ou pas assez

J’ai trouvé des ressources en anglais vraiment intéressantes, faites un petit effort si vous avez du mal avec l’anglais, cela vaut le coup je trouve! Des dictionnaires: Linguee Deepl.com

Des ressources en français plus bas, faites défiler vers le bas (à partir de « 3. La parade »)

Premier principe de la biomécanique équine:

« Pour améliorer le cheval il faut améliorer le cavalier » Kerstin Diacont

Fidèle à mes origines allemandes, le reste de cet article va aussi être 100% « truth before diplomacy », la vérité avant la diplomatie: Le pire problème du cheval est le cavalier qui est assis sur lui.

La bonne nouvelle: si vous lisez le livre de Sally Swift Equitation Centrée et vous faites un peu de yoga régulièrement (+ core strength pour les femmes, cf. la vidéo « bicycle crunch » ci-dessous) vous allez déjà radicalement améliorer votre équitation.

Agir en finesse avec son cheval Tonus, position… [Sophie & Cie sur Equidia]: en 5 minutes tellement de vérités (et d’images) qui font mal. A voir à tout prix. On manque de miroirs sur les carrières de ce pays.

Contenu

  1. La biomécanique équine
  2. The Rider’s Training Pyramid
  3. La parade, ou « half-halt »
  4. L’asymétrie du cheval – côté creux versus côté raide
  5. Les cas difficiles: le cheval qui avance trop ou pas assez
  6. Vidéos pour améliorer le tonus, l’équilibre, la coordination, la souplesse
  7. Livres

1 La biomécanique équine

Pourquoi faut-il s’intéresser à la biomécanique équine? Parce que l’équitation est mauvaise pour le cheval si on ne tient pas compte des principes de la biomécanique équine, en plus d’être moche. La preuve en images, dans la première vidéo qui est exceptionnelle:

The Biomechanics of Engagement – The Essential Components of Self Carriage

Conscious Horsemanship: Finding Physical and Emotional Balance | The balanced seat

Top 5 Myths in Riding: « Heels Down! »

Chaine Youtube très intéressante: Equitopia Center – Empowering Equestrians

2 The Riders Training Pyramid

Du magnifique site Effective Equestrian de Carole Curley

Dressage Rider’s Training Pyramid

“To ride a horse in any discipline is to be first and foremost, an athlete.  The dressage rider also works with a partner who will always be bigger, stronger, and faster than any human athlete.   Attention to your own strength, coordination, and endurance is essential to train your horse and perform the sport at your best.”(…)

So what is this level of the pyramid all about?  It’s about the focus and work to get over the last bit of body control.  For the hands that can do independent actions, it now means that the rider must do this in complete relaxation and stability, from the shoulder to the finger tips.  This is when the rein aides have become automatic, like a musician playing a piano.

Dressur Studien lien en bas

As for the seat aides, which are the foundation of balance, core control must happen deep within the body (cf. video ci-dessous « bicycle crunch »).  The muscles that are usually never apparent during regular activity become paramount, like the psoas and the piriformis muscleControl here allows differentiation of the seatbones, weight aides, and stability.  If you think you have a strong core, you probably need more.   Again, it takes focus, and hard work especially for those riders who do not have the opportunity to ride every dayYou can get there, believe me.  It just takes putting the extra time in elsewhere to help you develop and keep the advantage of this type of fitness and coordination.

Every advancement you make in your riding opens up the door to the next endeavour, for which you will probably need to start by relooking at your fitness, balance, and independent aides.   You will need to learn the feeling of correctness in the horse for the new movement and may have to go back to the drawing board as far as your skill and strategy. 

3 La Parade

Dressur Studien (lien en bas). Un des deux n’est pas bon.

Il est important de savoir ce qu’est une parade, voici une bonne explication en français.
« La demi-parade incarne l’outil le plus subtil et fondamental à la disposition du cavalier de dressage. [Nb. Une parade: amène le cheval à l’arrêt, la demi-parade: pour changer à l’intérieure d’une allure, ou entre allures].

L’Échelle de Progression édictée par la Fédération Française d’Équitation décrit la demi-parade comme « un effet presque simultané des aides qui, par une action coordonnée de l’assiette (rein), des jambes puis des doigts, a pour but d’augmenter l’attention et l’équilibre du cheval avant la réalisation d’un mouvement ou d’une transition. Cette action presque invisible a pour effet de transférer un peu de poids sur les hanches, ou de s’opposer à un apport de poids sur les épaules. On donne ainsi plus de liberté aux épaules et on accroît l’expression des allures. On l’utilise pour préparer des changements de direction, de vitesse ou d’allure, pour corriger un excès d’appui ou pour rassembler son cheval. La demi-parade permet le contrôle de la locomotion« 

La demi-parade, ce dont tout le monde parle mais que personne ne voit.

Pour être un bon cavalier, il ne suffit pas d’avoir une jolie position. Puisqu’un cheval ne se contraint pas mais se convainc, il s’agit d’instaurer une communication efficace l’encourageant à fournir le meilleur de lui-même. La demi-parade représente le fondement même de l’éducation de votre partenaire. Subtile, elle est quasiment invisible bien que son impact soit saisissant. Anne-Sophie Serre insiste : « la main intervient pour reprendre sur une action très brève puis doit céder et accompagner le mouvement vers l’avant. De même, la jambe doit rester au contact, prête à pouvoir intervenir sans surprendre le cheval si celui-ci venait à débrayer suite à une action de main un peu trop marquée ». L’action discrète et quasiment simultanée de l’assiette, des jambes et de la main captive l’attention du cheval afin de créer davantage d’équilibre. L’ensemble du corps du cavalier se mobilise pour produire une demi-parade profitable. Comme pour demander un arrêt, abdominaux et muscles dorsaux se mobilisent mais à un degré moindre et durant un bref instant seulement pour se relâcher sitôt une réaction obtenue.

« Pour produire une parade, le cavalier devra en premier lieu se redresser dans son haut du corps et garder ses jambes au contact pour maintenir le mouvement vers l’avant et l’activité des postérieurs », explique Anne-Sophie. « Ensuite, il agira de façon brève et discontinue sur sa rêne extérieure afin de maintenir l’épaule extérieure en ligne et d’éviter que le cheval ne se mette à « courir » du fait d’un équilibre trop horizontal. Cette action lui permettra de conserver la souplesse de la base d’encolure comme de la ligne du dessus, de ralentir légèrement son cheval pour lui permettre de reporter du poids sur son arrière-main, sans que ne s’altèrent sa rondeur et sa qualité d’allure, le gardant ainsi disponible et perméable aux aides de son cavalier ». 

La parade ne peut intervenir indépendamment d’une action propulsive des jambes. En aucun cas ne doit-elle être le fruit d’une main qui tire. Le mouvement vers l’avant en fait partie intégrante.« Comme souvent, le rôle de la jambe est primordial. Lors de la parade, le cavalier doit conserver ses deux jambes au contact du cheval pour maintenir la propulsion des postérieurs et conserver le mouvement vers l’avant. La parade ne consiste pas à venir « freiner » son cheval. Il s’agit d’abord et surtout d’une remise en équilibre impliquant que le cheval vienne se soutenir et alléger son avant-main. Or, pour ce faire, le cheval doit pouvoir continuer de transmettre pour que le mouvement généré par les postérieurs (impulsion) puisse en passant à travers la ligne du dessus, arriver jusqu’au garrot et de là à la bouche du cheval afin que celui-ci puisse venir se grandir et franchir son mors. Pas de jambe, pas d’impulsion. Pas d’impulsion, pas de tension, pas de rondeur et pas d’équilibre portant… » 

Anja Beran: « Das Auge schulen ». Un des deux n’est pas bon.

Passage obligé vers l’objectif ultime de rassemblé, de légèreté et d’aisance, la demi-parade permet de transférer du poids sur les hanches pour libérer l’avant main. En fléchissant son rein et en engageant ses postérieurs, le cheval gagne en soutien sans action intempestive de la main. Il se positionne en équilibre et se porte de lui-même. Les intentions motivant une demi-parade sont multiples. « L’effet le plus évident sera bien sûr d’agir sur l’équilibre de sa monture, le but étant de lui faire transférer son poids du corps vers l’arrière-main afin de le placer dans un équilibre montant inhérent à la recherche de la légèreté souhaitée », rappelle Anne-Sophie. La demi-parade peut être employée lors d’une transition d’une allure à l’autre ou pour réduire l’amplitude des foulées à l’intérieur d’une même allure, impactant la cadence. Elle peut tout simplement viser à attirer l’attention du cheval en amont de l’exécution d’une figure de manège. Elle permet  également d’améliorer et maintenir le rassembler à l’intérieur d’un mouvement. En approfondissant l’équilibre, elle influence conjointement la qualité du contact, redressant le cheval dans une bonne rectitude. La transmission de l’arrière main vers l’avant main se voit alors optimisée.(…)

Avec certains chevaux, il conviendra de régler presque chaque foulée sur sa rêne extérieure mais les actions, si elles peuvent être fréquentes, doivent toujours être très brèves, leur rôle étant de garder le cheval souple et perméable et non de provoquer des résistances et d’arrêter la poussée des postérieurs ». La notion de connexion est centrale. Une fois assimilé le rapport de la jambe qui pousse vers la main, la demi-parade n’en deviendra que plus efficace. « Avec un cheval déjà avancé dans son dressage, outre d’aider à parfaire la qualité des allures et de l’équilibre de son cheval, la parade va permettre la préparation et l’amélioration de bien des mouvements dans leur abord, mais également dans leur exécution elle-même ».

Il existe finalement autant de parades que de chevaux, de cavaliers et d’instants. Effet de rênes, action de main, fermeture de doigts, pliage de coudes, tension de bras, fermeture de cuisses, tenue du dos … À chaque contexte sa demi-parade. Son abstraction la rend difficile à décrire et donc à enseigner mais c’est également ce caractère insaisissable, imperceptible et fugitif qui en fait toute la richesse. La demi-parade s’adapte et se transforme, se renforce et se précise tout au au long de la progression du cheval et se son cavalier. C’est une recherche permanente bien que toujours inaboutie puisqu’éternellement perfectible qui constitue pourtant l’alpha et l’oméga de tout dressage.

source: site Pamfou Dressage Technique de dressage: la parade

Parade, c’est « half-halt » en anglais, voici un article:

4 L’asymétrie du cheval: le côté creux versus le côté raide

Il est important aussi de reconnaitre le côté creux versus raide du cheval, je vais essayer de trouver des ressources en français ou traduire de mes livres un peu plus tard. En attendant, en anglais: Une série de 3 articles sur la partie creuse versus raide du cheval.

 

Die Natürliche Schiefe | Wissen wie dein Pferd funktioniert | Karin Kattwinkel (Youtube) très précis et complet en allemand

5 Les cas difficiles

Je partage ici des idées lues dans différents livres, savoir que j’aurais aimé avoir plus tôt pour éviter de répéter les 6 premiers mois à cheval pendant des années, jusqu’à ce que je commence à lire. Les moniteurs de reprises à 12-14 cavaliers ne peuvent pas tout faire, à nous d’assumer aussi notre part du travail. Je n’ai pas la science infuse, juste l’espoir que ces points peuvent aider d’autres. Et n’hésitez pas à demander des cours particuliers pour travailler votre assiette, surtout avec ces chevaux-là.

1 Le cheval qui « chauffe », qui « court »

Le cheval qui chauffe, il s’agit avant tout de le calmer (mentalement aussi, avant tout peut-être). Et cela dépendra de votre calme. Alors que ce cheval, comme celui qui n’avance pas (cf. ci-dessous), va provoquer beaucoup d’émotions négatives chez vous, entre la peur et la colère, l’énervement. Il vous fait vivre une perte de contrôle – mettant en échec toutes nos tentatives, tout va trop vite. Par la même, il nous fait perdre l’accès à la rationalité, on projette beaucoup de mauvaises intentions sur lui : il veut nous faire tomber, nous mettre en échec, nous provoquer, ne pas coopérer avec nous. Les chevaux sont beaucoup plus simples, ne projetez donc pas vos peurs sur lui. Le cheval qui court n’échafaude rien contre vous : il essaie de garder son équilibre, dans cette course en avant. Et peut-être échapper à l’inconfort à la « gymnastique » que vous lui proposez, ça ne va pas au-delà. Votre calme, votre constance, seront essentiels, tout comme un bon équilibre, une bonne assiette, une bonne posture.

Il ne faut pas tirer en continu sur la bouche du cheval pour le freiner, ça va juste créer plus d’inconfort auquel il répondra avec ses méthodes habituelles : fuir en avant, fuir le cavalier. Ce cheval-là, c’est comme cela qu’il règle ses problèmes, en courant. Au pire, tirer sur sa gueule va le transformer en cheval « mort dans la bouche » au bout de quelques années, et il peut passer du cheval qui chauffe à celui qui ne fait plus rien, il capitule, démissionne. Il se sort mentalement du travail.

Donc au trot assis, ne vous accrochez pas à la bouche pour garder votre équilibre, ne vous penchez pas en arrière en mettant les jambes en avant (en mode ski nautique), cela ne sert à rien, il faut apprendre à s’équilibrer aussi sur ces chevaux sans s’accrocher à la bouche. Comme lui il doit s’équilibre sans courir en avant, sans s’appuyer sur la main, ce qu’il va souvent essayer. Au trot enlevé : ne vous soulevez que de quelques centimètres, ce cheval a tendance à projeter son cavalier beaucoup vers le haut: résistez. Selon votre équilibre penchez-vous légèrement en avant. Ayez un contact sur la selle/le corps du cheval avec la partie des cuisses qui est juste au-dessus des genoux. Un trot enlevé trop agité, trop enlevé ne fera que rajouter de l’instabilité. Le centre de gravité du cavalier doit rester proche du centre de gravité du cheval aussi au trot enlevé. A partir de 3:13 un exemple de trot enlevé d’une élève d’Anja Beran dans cette vidéo: Klassische Reitkunst mit Anja Beran

Vous devez pouvoir lui transmettre votre calme en étant calme vous-même. Cela suppose une bonne assiette. Sinon on ne peut rien transmettre de positif, de calme, avec son corps, on ne transmet que son propre stress avec son agitation incontrôlée, le cœur qui bat en chamade (les chevaux entendent le battement de cœur du cavalier semble-t-il, jusqu’à quelques mètres de distance).

Tout ce que vous pouvez faire pour améliorer votre présence et votre équilibre à cheval vous aidera. Mindfulness, yoga.

Et bien sûr : les déplacements latéraux. Épaule en dedans, contre-épaule en dedans, renvers, travers, croiser les postérieurs pour commencer s’il (vous ?) n’est pas prêt pour les choses ci-avant plus complexes (voici un exemple de chez Anja Beran déplacements latéraux sans incurvation pour un travail progressivement gymnastique: si vous n’avez pas l’habitude de ces chevaux, obtenir tout de suite l’incurvation sera difficile). Les déplacements latéraux lui demandent beaucoup de force et d’énergie (il aura donc envie de ralentir) tout en ayant un effet tranquillisant, méditatif sur le mental, l’épaule en dedans a été appelé « l’aspirine de l’équitation » une espèce de couteau suisse qui règle beaucoup de problèmes, il rend plus souple, plus décontracté, plus symétrique, et plus calme.

Enchainer beaucoup de déplacements latéraux différents peut rendre plus vif aussi le cheval inerte, flegmatique, en le réveillant (cf. ci-après).

Mais une relation de confiance est toujours importante, le côté psychologique est très important avec ces deux types de cas difficiles, voilà pourquoi une relation créee via le body work, le grooming, est si importante. Ce n’est pas accessoire, ce n’est pas du temps perdu, c’est un des facteurs clé de la réussite de votre reprise.

Mais n’oublions pas que ce cheval est un cadeau de générosité caché qu’il faut certes calmer et canaliser mais qui peut offrir les plus belles reprises si on le manie bien.

Technique Dressage : Gérer un cheval chaud

Et Quitterie « Rester zen avec votre cheval »:

2 Le cheval flegmatique, paresseux, qui n’avance pas

En tout cas tirer constamment sur la bouche du cheval « chaud » pour le ralentir peut faire passer ce cheval, au bout de quelques années voir mois, dans cette 2ème catégorie: il démisionne intérieurement.

Ce type de cheval fait mauvais ménage avec mon tempérament, je connais mes limites, aussi celle de mon énergie. Aujourd’hui je me concentre donc plutôt aux autres cas, préférant les spécimens vifs, voire trop vifs. D’autres cavaliers me disent que ce cheval n’est pas un problème pour eux : « j’ai de la volonté pour deux » – et c’est exactement cela qu’il faut avec ce cheval, il est une leçon de détermination avant tout.

Je partage quelques idées très utiles, lues dans différents livres:

Michael Putz (Reiten mit Herz und Verstand) : « Le cheval avance en fonction de ce qu’il comprend de votre détermination » Le livre de Putz est un grand debugger, cette phrase à elle seule m’a débloquée avec de très nombreux spécimens de ce type. Avec le cheval flegmatique, votre première priorité est d’obtenir l’avancer, l’impulsion généreuse doit être mise à disposition par le cheval et tant que ce n’est pas le cas, inutile de faire quoi que ce soit d’autre, il faut d’abord débloquer ce point de manière ferme, avant de vouloir faire autre chose: Si on n’a pas d’impulsion on n’a pas de contact, sans contact pas d’incurvation. Sans incurvation, impossible de remonter le dos, qui restera creux. Soit on accepte de faire ce qu’il faut – se faire comprendre dans sa détermination par ce cheval qui a souvent un gros caractère et mise sur l’indétermination du cavalier – soit on ne les monte pas je trouve. Regardez le dos de ces chevaux, vous comprendrez.

Dr Thomas Ritter (Biomechanik) : Néanmoins, il ne faut pas surprendre ce cheval de façon brutale avec vos aides, il ne faut pas tambouriner mollement avec vos mollets, et encore moins le piquer avec des éperons, puis taper brutalement avec la cravache. Ritter préconise de plaquer le mollet contre les flancs du cheval, puis derrière la jambe, commencer à faire vibrer légèrement le stick sur les flancs en augmentant progressivement l’intensité du contact / du tapotage jusqu’à ce que le cheval avance, comprenant l’escalade de la situation qu’il vit. Rusé et fair play, cela m’a aidé avec un certain nombre de chevaux.

Kerstin Diacont (Wie sag ich es meinem Pferd etc.) : Diacont déconseille fortement d’utiliser les éperons pour faire avancer ce cheval, cela le blasera à la jambe et pique sur des muscles (latéraux /abdomen) qui, lorsqu’il se contractent, permettent encore moins au cheval d’avancer. Et avec ce cheval aussi il faut avoir un bon équilibre, une bonne posture et assiette sinon, ce tempérament va éviter la peur du déséquilibre en avançant le moins possible. Il ne faut pas lui livrer de prétexte de ne pas avancer, en le déséquilibrant et les chevaux se déséquilibrent plus facilement qu’on croit! Donc en aucun cas faut-il s’agiter en tappant les mollets sur les flancs en continu, en se penchant en avant. On demande une fois avec les mollets, s’il n’avance pas, on redemande et on utilise la cravache. Renseigner sur comment faire une « leçon de jambe » dans les règles de l’art.

Diacont est l’autorité dans le domaine de … l’autorité à cheval. Avec elle on développe la capacité à être ferme et constant, du caractère : Si votre cheval est plus ferme et constant que vous, vous n’obtiendrez rien avec le cheval flegmatique. Il ne faut pas lui apprendre qu’il peut gagner le bras-de-fer au niveau caractère.

Donc chez Diacont, en dernière instance, on

  • donne rapidement des coups de stick un peu partout sur le corps du cheval pour le rendre vif, parfois avec un stick dans chaque main, ou en changeant le stick de main souvent / rapidement… (Diacont prône donc au contraire « l’effet surprise » pour « reveiller »…).
  • on tape sur la jambe en dessous du genou pour lui faire comprendre qu’il faut avancer
  • on le rend vif en changeant rapidement de type de travail, ce cheval peut être intelligent et est facilement blasé par des kilomètres de travail monotone, quel qu’il soit: des mètres en « épaule en dedans » des lignes droites au pas qui s’éternisent etc. tout ce qui dure trop longtemps à tendance à lui faire perdre la concentration, sa motivation, l’élan, la présence. Il ne faut pas se laisser mettre en transe par son flegme, il faut lui transmettre votre vivacité, votre énergie, votre impatience aussi.

Donc quoi qu’il arrive il faut que ce cheval avance, il n’y a pas d’alternative à cela si on veut préserver la santé de son dos. Être trop « tolérant », indulgent, passif, « gentil » avec ce cheval va être fatal à sa santé à long terme – pour vous motiver pour le travail qu’il faut dites-vous que vous devez penser pour deux et être raisonnable pour deux, tout capitulation n’est pas dans son intérêt à long terme (…effet long terme dont il ne comprend rien…). Comme j’ai dit, pour obtenir l’incurvation il faut un contact, ce qui suppose l’impulsion. Le travail qui préserve le cheval suppose l’impulsion, elle est donc la priorité.

6 Vidéos pour améliorer la souplesse, le tonus, la coordination, l’équilibre

De nombreuses personnes me répondent « Pilates » ou « Technique Alexander » ou autre chose encore quand je conseille le yoga. Mais de mon point de vue, si on choisit les bonnes postures ou asana, il n’y a que le yoga qui offre un programme aussi complet, tant pour votre bien-être mental, votre régulation émotionnelle (ancrage via la synchronisation de la respiration avec le corps dans les yogas vinyasa et ashtanga donc effet mindfulness, concentration etc.), souplesse, coordination, équilibre et conscience du corps.

Il est utile connaître les points faibles de son corps :

Activité sédantaire : le tonus du haut du corps sera médiocre en principe si vous êtes peu sportif, les épaules ne seront a priori pas assez en arrière (tension positive dans la durée versus crispation momentanée). En plus des problèmes de conscience du corps, de coordination, d’équilibre et de flexibilité. Et puis on s’assoit sur un cheval et c’est: « Ce cheval il… »

Femmes: Les muscles profondes du ventre seront trop faibles, les muscles latéraux du bas du dos, au niveau de la taille, seront souvent trop tendus: cela induit une posture trop cambré (en permanence) à cheval. Souvent l’hypermobilité de la partie haute du corps (cf. Gina Pitti, La position du cavalier, une fondation oublié).

Hommes: alors que les femmes sont souvent trop cambrées, ou mobiles, au niveau du bassin, pas assez stables, les hommes ont une posture à cheval souvent trop raide, un bas du dos qui ne se cambre pas assez pour suivre les mouvements du cheval, trop immobile, souvent un mauvais équilibre, une coordination du corps pas optimale.

Jambes: souvent les adducteurs, les muscles de l’intérieur des cuisses, sont trop raides.

Mollets: si vous faites d’autres sports comme le cyclisme ou la course à pied, vos jambes peuvent être très tonique, ce qui va au détriment de la souplesse, il faut un équilibre entre souplesse et tonus, le yoga peut corriger beaucoup de ces déséquilibres au niveau de la musculature.

Mes ressources Yoga pour l’équitation et au-délà

Rééquilibrer sa musculature – chaque cas est spécifique

Nb. Ne prenez pas de risques, les strechs peuvent être inconfortables, mais vous ne devez pas avoir mal aux articulations. Suivez quelques cours si vous avez des doutes, avant de pratiquer le yoga chez vous. En tout cas faites le très progressivement, sans excès de zèle, en augmentant progressivement le temps de pratique.

Je suis une femme, j’ai une activité relativement sédentaire et fais pas mal de cyclisme à côté. Améliorer la souplesse et la stabilité de mon bas du dos, renforcer les muscles profonds, et assouplir les muscles des jambes (adducteur, mollets etc.) était essentiel pour améliorer mon assiette, obtenir l’indépendance des aides qui est nécessaire pour un travail de dressage de qualité, travail qui a le potentiel d’être bénéfique au cheval vs destructeur. Voici les ressources qui m’ont aidée le plus:

Si vous mettez « yoga for equestrians » sur Youtube, vous trouverez beaucoup de vidéos. Ce ne sont pas celles-ci que je préconise, elles sont faites en général par des non-cavaliers, qui ont à coeur uniquement l’ouverture des hanches. Autant que c’est important, pour beaucoup d’entre nous cela ne va pas être le nerf de la guerre.

Top pour beaucoup de problèmes en équitation: cow face pose, Tree pose pour l’équilibre latéral, lunges, pigeon

Mes vidéos préférees:

Cat Meffan: All levels fluid dynamic vinyasa

Je ne le trouve pas si « all levels » que cela, même plutôt un peu exigeant pour un débutant: j’ai commencé avec des petits bouts, 10min puis 15min etc., j’ai refusé de me comparer à Cat. Curiosité et compassion envers vous-même sont vos meilleurs amis si vous voulez persévérer. Veillez à ce que cela reste un moment de « self-care » pas d’auto-flagellation. Avec le temps au bout d’une dizaine de séances, j’ai tenu toute la séquence à peu près bien. C’est la vidéo que j’aime le plus, elle répond bien à mes besoins décrits ci-dessus. Elle me fait beaucoup de bien.

Yoga mit Mady: Kraftvoller vinyasa flow même principe, en allemand

Ashtanga débutant avec Nathalie [chaine elle] en français

Bicycle crunch – pour les muscles profonds

Pour améliorer le tonus du haut du corps, ce qui permet entre autres de se rendre léger pour le cheval, d’avoir une bonne assiette: Renforcer les muscles profonds avec le « bicycle crunch« 

7 Livres

Rider and Horse Back-to-Back: Establishing a Mobile, Stable Core in the Saddle | Susanne von Dietze [DE]

Geared at achieving a healthier experience for both rider and horse, this guide to the rider s position focuses on the back and its importance in riding techniques. Addressing a complex interaction that is often overlooked, the book explains how a rider’s back in constant motion when seated on a horse becomes one of the main channels of communication between horse and rider. Through anatomical lessons and exercises, it also teaches riders how to build stability by positioning their backs in the centre of the horse and improve mobility and control of the back in motion. A detailed training plan shows how to achieve a more effective and attractive riding position and how to deepen the connection between horse and rider.

When two spines align | Beth Baumert [DE]

« Readers will discover how to use « positive tension » and what the author calls the four physical « Powerlines » – Vertical, Connecting, Spiralling, and Visual – to become balanced and effective in the saddle. Readers will find ways to understand and manage the horse’s balance and coordination challenges, including the fact that he is inherently crooked and naturally inclined to do too much with his front end and not enough with his hind. Ultimately, the rider learns to regulate and monitor the horse’s rhythm, energy, flexion, alignment, bend, and his line of travel by properly aligning their spine with his. »

Pferde richtig reiten mit Yoga | Julia Reyam

Livre Equitation et Yoga

Dressur Studien Das Auge Schulen

Dressur Studien Die Parade: Das Poster zum Ausdrucken

[key word search google / Youtube « Equine Biomechanics » ]