Comment reconnaître un bon thérapeute ou coach ?

Les bons thérapeutes et coachs partagent un certain nombre de caractéristiques. Ils sont:

  • souples
  • honnêtes
  • respectueux
  • dignes de confiance
  • optimistes
  • intéressés
  • réveillés et présent
  • amicaux
  • chaleureux
  • ouverts d’esprit
  • expérimentés
  • éthiques
  • non-dogmatiques
  • capables d’aider leur patient/client à trouver des solutions à leurs problèmes
  • favorisent le développement
  • dans la thérapie brève: le thérapeute doit être actif et engagé, dans le dialogue et la co-construction

Vous ne devez pas avoir l’impression de perdre en autonomie, estime de soi, liberté de parole. Vous devez vous sentir en sécurité.

Ne virez pas un bon thérapeute, parce qu’il est un peu direct, un peu impatient, trop rapidement. On est tous des humains, avec nos moments de fatigue, de stress ! Mais si vous perdez en autonomie, en estime de soi, au lieu d’en gagner, si de manière répétée vous vous sentez jugé, si vous n’avancez plus : c’est à vous de prendre l’initiative, de vous respecter, de prendre contact avec d’autres thérapeutes.

Attention aux dettes de loyauté, ce n’est pas parce qu’il vous a soutenu un fois il y a six mois que vous lui devez quoi que ce soit, en termes de fidélité, au-delà de l’honoraire que vous avez payé.

Attention si vous avez de mauvaises intuitions, vous ne vous sentez pas bien, de manière récurrente quand vous sortez de votre psy, non pas parce que vous avez dépassé votre zone de confort, aussi en ce qui vous concerne, votre éventuel déni, vos évitements, vos zones d’ombre, etc., mais parce que vous étiez jugé(e), que quelqu’un a cherché à mal utiliser une situation asymétrique (abus de pouvoir sur une personne en situation de faiblesse ?), ou simplement, il était (trop souvent) paresseux et imbu de lui.

Fuyez les thérapeutes qui se surestiment, qui se contentent de quelques hum-hum en séance, à moins que ce soit ça que vous cherchiez et qui vous fait du bien. Il faut de tout pour faire un monde.

Si vous êtes en phase de recrutement de thérapeute : cherchez par vous-même, utilisez votre réseau (mais attention, de nombreuses personnes recommandent leur psy justement parce qu’il a de l’emprise sur eux !), et surtout : essayez-en plusieurs avant de vous décider.  

Pas de prise d’otage, ne vous laissez pas convaincre par un thérapeute qu’il faut dépasser cette période inconfortable mais passagère, nécessaire pour votre changement: si vous avez l’impression de perdre toute autonomie, toute liberté, même celle de penser ou de dire ce que vous pensez, vous n’êtes pas au bon endroit. Et toute persévération névrotique ne fera qu’aggraver la situation. Une stagnation passagère est possible dans les meilleures thérapies. Une rupture d’alliance momentanée peut même être le début d’une reconstruction qui permet de dépasser un scénario relationnel qui se répète (fuir en cas de difficulté par exemple), mais si vous tournez en rond de façon pénible depuis un moment (plusieurs séances d’affilé), autorisez-vous à consulter d’autres professionnels, qui peuvent vous enrichir, vous faire réfléchir différemment, sur d’autres aspects, avec d’autres outils, d’autres approches. Quelqu’un de bon vous réorientera de lui-même.

Un bon psy est bien sûr empathique, ouvert d’esprit, a une bonne confiance en lui et en sa capacité de vous aider (vs arrogance, jugement qui ne sont pas des signes d’un bon niveau de confiance en soi). Il doit être capable de remise en cause (on n’est jamais à l’abri d’une erreur, votre thérapeute n’est pas une machine), et d’introspection (comment votre vécu fait écho en lui ? cf aussi le schématherapeute ideal)

Il doit avoir de bonnes capacités d’analyse (donner du sens à ce que le patient lui dit, lire entre les lignes et filtrer les informations importantes), il doit être disponible pour vous sur un plan psychique, vous mettre à l’aise, en confiance. Il doit savoir écouter, supporter aussi le silence.

Globalement, votre expérience de la relation thérapeutique est positive, vous avez l’impression d’être accepté et compris. Vous vous sentez pris au sérieux.

Caractéristiques d’un thérapeute faible

Il est:

  • rigide
  • dominateur
  • exploitateur
  • peu sur de lui
  • excessivement critique
  • distant
  • tendu
  • distrait
  • peu empathique

Vous ne vous sentez pas pris au sérieux avec vos difficultés, voire jugé, vous avez l’impression de régresser.

Il n’est pas engagé :  Vous avez l’impression qu’il ne s’intéresse pas vraiment à vous, il ne semble pas très concentré ou à l’écoute.

Vous passez vos séances à ruminer à voix haute et êtes conscient de la stérilité (voire nocivité) de ce que vous faites. Vous allez de moins en moins bien.

Vous ne comprenez pas par quel moyen il cherche à vous aider : Vous devez comprendre les méthodes thérapeutiques.

Il n’arrive pas à voir l’humain avec ses spécificités au-delà des symptômes.

Il parle beaucoup trop de lui-même, vous n’arrivez pas à caser une. La situation dépasse le transfert de savoir expérientiel, l’utile partage de son vécu : apercevoir l’universalité de nos difficultés a même un fort pouvoir thérapeutique, c’est d’ailleurs un des principes des thérapies de groupe (cf. Christophe André là-dessus, psychiatre qui l’utilisait régulièrement).

Bibliographie

Ackerman SJ, Hilsenroth MJ. (2001). A review of therapist characteristics and techniques negatively impacting the therapeutic alliance. Psychotherapy, 38(2), 171V185.

Articles en allemand

Comment reconnaitre un bon psychothérapeute?

https://www.focus.de/gesundheit/experten/experte-erklaert-aengste-depressionen-burn-out-so-erkennen-sie-einen-guten-psychotherapeuten_id_7945921.html

8 qualités d’un bon thérapeute

Illustration: Mental Health Uk